Un poème magnifique !

Écrire, lire, traduire

Ce visage il est tien, que la terre m’expose :
Derrière ses traits d’homme incessamment repose
Le modelé des monts contre ciel appuyés.
Par tes yeux le soleil, l’arc-en-ciel irisé,
Me regardent ; je suis des bois, fleurs, oiseaux, bêtes,
Connue, tenue à vie dans la pensée du monde,
Profond, calme reflet de la création.

Lorsque ta main touche la mienne, c’est la terre
Qui me saisit, et l’herbe verte
Et les rochers, et les cours d’eau ; les tombes vertes
Et les enfants à naître, et chacun des aïeux
Relaient de main en main l’amour venu de Dieu.
De l’univers créé procède ton amour,
De ces doigts paternels qui des nuées émergent
Et rompent de clarté la surface des mers.

En tout lieu qu’à la main je dessine ton corps,
L’amour est présence sans bords.
Aussi quand tu m’étreins le monde aussi m’étreint.
En nous nuages, continents, mers – tout rejoint
Nos…

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