Un poème magnifique !

Les sœurs Brontë

© Abigail Ateliers (DeviantArt)

Froid dans la terre – et un lourd amas de neige posé sur toi
Loin, loin emporté, froid dans la lugubre tombe !
Ai-je oublié, mon unique Amour, de t’aimer,
Toi de moi enfin désuni par la vague du Temps que tout désunit ?

Ah ! Dans ma solitude, mes pensées ne volent-elles plus, flottant
Au-dessus des montagnes sur ces rivages nordiques,
Reposant leurs ailes là où bruyères et fougères feuillues
À jamais recouvrent ton noble cœur, à tout jamais ?

Froid dans la terre — et quinze décembres farouches
De ces brunes collines descendus, se sont dissouts en printemps :
Fidèle en vérité est l’âme qui se souvient
Après de telles années d’étrangeté et de souffrance !

Doux Amour de jeunesse, pardonne si je t’oublie,
Tandis que m’emporte la marée de ce monde :
D’autres désirs m’assaillent, et bien d’autres espoirs
Espoirs qui t’assombrissent, mais si impuissants à te nuire !

Aucune lumière…

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